Comprendre l'hypnose

L'hypnose éricksonienne, qu'est-ce que c'est ?

Quand on parle d'hypnothérapie aujourd'hui, on parle presque toujours, sans le savoir, d'hypnose éricksonienne. Voici d'où elle vient, et ce qui la rend si différente de l'image du spectacle ou du « dormez, je le veux ».

Une approche née d'un homme, pas d'une technique

L'hypnose éricksonienne porte le nom de Milton H. Erickson (1901-1980), psychiatre américain considéré comme le père de l'hypnothérapie moderne. Atteint de poliomyélite à l'adolescence puis à nouveau plus tard dans sa vie, il a passé de longs mois à réapprendre à observer et à utiliser son propre corps. Cette expérience a nourri sa manière de travailler : au lieu d'imposer une suggestion de l'extérieur, il a développé une approche qui s'appuie sur les ressources déjà présentes chez la personne qu'il accompagne.

Le principe central : utiliser plutôt que combattre

C'est l'idée la plus connue d'Erickson, et la plus importante à comprendre : plutôt que de lutter contre les résistances, les symptômes ou les croyances d'une personne, on peut s'en servir comme point d'appui pour le changement. Chaque personne possède déjà, en elle, ce dont elle a besoin pour avancer. Le travail du thérapeute est de l'aider à y accéder, pas de lui imposer une solution toute faite.

L'histoire de l'homme qui se prenait pour Jésus-Christ

Cette histoire, racontée dans presque toutes les formations à l'hypnose éricksonienne, illustre bien ce principe. Dans un hôpital psychiatrique, un patient était convaincu d'être Jésus-Christ. Personne n'était jamais parvenu à l'en dissuader : plus on discutait sa croyance, plus il s'y accrochait.

Erickson, lui, n'a pas cherché à le contredire. Il s'est approché de l'homme et lui a simplement fait remarquer qu'il avait, si l'on en croit les textes, une expérience de charpentier. L'homme ne pouvait pas dire le contraire : Jésus était effectivement charpentier. Erickson lui a alors proposé de mettre cette compétence à contribution, en l'aidant à construire des étagères pour la bibliothèque de l'hôpital.

Petit à petit, à force de travailler concrètement, aux côtés des autres, et d'être utile, l'homme s'est reconnecté au présent, à une activité, à un rôle. Erickson n'a jamais remis sa croyance en question. Il s'en est servi comme d'une porte d'entrée.

C'est exactement ce que veut dire « utiliser » en hypnose éricksonienne : partir de ce qui est déjà là, plutôt que d'exiger que la personne change avant même d'avoir été rencontrée là où elle en est.

Ce que ça change concrètement, en séance

Dans la pratique, l'hypnose éricksonienne se reconnaît à plusieurs choses : un langage indirect plutôt que des ordres, des métaphores et parfois de petites histoires, un rythme qui respecte celui de la personne, et une induction qui n'est jamais tout à fait la même d'une personne à l'autre. Il n'existe pas de script figé : chaque séance s'adapte à qui est en face de moi, à son histoire et à ce qu'elle vit.

C'est la discipline centrale de mon accompagnement, et je la combine selon les situations avec la PNL, le RITMO® ou la psychoénergétique. Vous pouvez en apprendre plus sur ma pratique de l'hypnothérapie.

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